ELEVA LEADERS Small et Mid Cap Europe R

Actions

ELEVA LEADERS Small et Mid Cap Europe R

Funds Magazine - 2 juin 2020 - Marianne du Meo

Lancé en décembre 2018, Eleva Leaders Small & Mid Cap Europe investit dans l’univers des petites et moyennes valeurs européennes à travers un prisme original, en misant sur les leaders.

Pourquoi investir dans ce fonds ?

Lancé en décembre 2018, Eleva Leaders Small & Mid Cap Europe investit dans l’univers des petites et moyennes valeurs européennes à travers un prisme original, en misant sur les leaders. Ce terme recouvre en fait trois cas de figure : les leaders mondiaux, dont la part de marché mondiale dépasse 20 % (cela leur confère le pouvoir de fixer les prix et protège donc leurs marges) ; les leaders «spécifiques» ayant une part de marché locale élevée ou un business model spécifique ; et enfin les leaders de cotation, n’ayant aucun concurrent coté en Europe (cette exclusivité pouvant déboucher sur une prime de valorisation). «Au-delà de ce statut de leader, nous recherchons des entreprises de croissance – la progression annuelle des bénéfices ressort en moyenne à 20 % en 2019 pour les sociétés en portefeuille – dont les business models sont décorrélés entre eux, précise Diane Bruno, qui co-gère la stratégie avec Marie Guigou. Cela doit nous permettre, sur le long terme, d’enregistrer une surperformance régulière, avec un niveau de volatilité inférieur à celui de l’indice de référence (le Stoxx Europe Small 200 dividendes nets réinvestis).» Autre parti pris de ce fonds : la détermination de la pondération d’une valeur dans le portefeuille n’est pas basée sur son potentiel absolu de progression boursière, mais sur la visibilité sur ce potentiel de hausse.

Le processus de gestion

La première étape consiste à identifier les leaders selon les trois critères précédemment exposés (leaders mondiaux, spécifiques et de cotation), au sein d’un univers de départ composé d’environ 2 000 petites et moyennes valeurs européennes. Cela permet de constituer un vivier de 500 valeurs investissables, mis à jour deux fois par an.

Dans un deuxième temps, l’équipe de gestion applique un filtre de liquidité – 1 million d’euros de liquidité quotidienne –, qui permet de retenir entre 300 et 350 sociétés.

Pour la construction du portefeuille, qui comprend une cinquantaine de positions, les deux gérantes ciblent les entreprises présentant des perspectives de croissance pérennes et rentables. Leur grille d’évaluation s’appuie sur différents moteurs de croissance : la capacité d’innovation (qui est source de gain de parts de marché et qui permet de s’extraire du cycle économique sous-jacent), l’internationalisation (qui assure une diversification des sources de croissance), un cycle sectoriel porteur, la réglementation (qui crée des barrières à l’entrée et confère un pricing power) et les acquisitions (qui permettent d’optimiser les coûts ou d’accélérer le développement). «Nous aimons les entreprises qui appuient leur croissance sur plusieurs moteurs, car cela apporte davantage de visibilité, insiste Diane Bruno. Ainsi, plus de la moitié des sociétés dans lesquelles le fonds est investi s’appuient sur au moins trois moteurs de croissance.»

A noter : les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) sont pris en compte tout au long du processus d’investissement. Certaines activités, comme le tabac et les armes controversées, sont exclues en amont de l’univers d’investissement, et les deux gérantes restent très vigilantes sur ces questions lorsqu’elles sélectionnent les valeurs. Pour cela, elles s’appuient notamment sur le travail de l’analyste dédiée en interne.

La société de gestion

Eleva Capital est une société de gestion française totalement indépendante, fondée en 2014 par Eric Bendahan. Ses équipes, qui comptent 35 collaborateurs (dont 13 gérants et analystes seniors), gèrent 5,2 milliards d’euros d’encours* à travers quatre stratégies de gestion centrées sur les actions européennes : Eleva Absolute Return Europe, Eleva Leaders Small & Mid Cap Europe, Eleva Euroland Selection et Eleva European Selection.

Eleva Capital a noué un partenariat innovant avec l’Unicef : 9,9 % de ses bénéfices lui sont ainsi reversés par la fondation Eleva afin de financer des projets spécifiques et le fonds des Nations Unies pour l’enfance. Chaque année, les employés de la société de gestion choisissent ensemble les projets de long terme et les opérations d’urgence qu’ils désirent financer (par exemple la réduction de la malnutrition infantile au Libéria et l’éducation des enfants bergers au Lesotho). 

* Données au 30 avril 2020.

Les convictions de l’équipe de gestion, Diane Bruno et Marie Guigou

La stratégie est co-gérée par Diane Bruno (à gauche) et Marie Guigou, qui possèdent toutes les deux plus de quinze ans d’expérience sur les marchés et qui ont rejoint Eleva Capital en 2018. Diane Bruno a débuté sa carrière comme auditrice chez Ernst & Young. Elle a ensuite été analyste sell-side chez Natexis Bleichroeder, avant de rejoindre l’équipe de petites et moyennes valeurs européennes d’AXA IM, puis elle a intégré Mandarine Gestion, où elle a lancé un fonds small & mid cap Europe. Diane Bruno est diplômée de l’ESCP-EAP et possède le diplôme de la SFAF (CIIA). Elle a obtenu au titre de ses performances le prix du Meilleur gérant 2015, Forum de la Gestion d’Actifs d’Agefi. Marie Guigou a commencé sa carrière chez Credit Suisse à Londres en tant qu’analyste sell-side. Elle a par la suite travaillé pour AXA IM, comme analyste buy-side et comme gérante de portefeuilles dans l’équipe actions européennes, et pour Mandarine Gestion, où elle a co-géré un fonds actions small & mid caps Europe. Elle y a également lancé et géré un fonds croissance ESG. Marie Guigou est titulaire du CFA et diplômée de l’Essec. 

Le fonds a été lancé il y a un peu plus d’un an. Quel bilan dressez-vous ?

Depuis sa création en décembre 2018, le fonds a enregistré une performance de 28,1 %, à comparer à une progression de 6,3 % pour son indice de référence, le Stoxx Europe Small 200 dividendes nets réinvestis*. Ce parcours est le fruit de notre gestion de conviction, qui cible les entreprises de croissance dont les business models sont décorrélés, et de notre approche dynamique et pragmatique. Cette démarche permet également de limiter la volatilité du fonds, qui ressort à 19,4 % sur la période contre 23 % pour l’indice.

Vous privilégiez les entreprises bénéficiant de plusieurs moteurs de performance. Pouvez-vous illustrer votre approche par un exemple concret ?

SIG Combibloc Group, qui fournit des machines pour l’emballage en carton aseptique, constitue la première position du portefeuille. Sa croissance repose sur trois moteurs. Tout d’abord, la réglementation qui vise à limiter l’utilisation de matériaux non recyclés favorise l’emballage carton. Ensuite, l’innovation : SIG Combibloc détient une technologie unique, basée sur des feuilles, qui est plus flexible que la technologie concurrente basée sur des rouleaux. Enfin, une présence mondiale, puisque le groupe est numéro deux du secteur derrière Tetra Pak avec une part de marché de 21 % et présente de fortes perspectives de croissance en Asie.

Avez-vous infléchi la composition du portefeuille pour l’adapter aux effets potentiels de l’épidémie de coronavirus ?

Le contexte de marché est difficile, et il évolue rapidement. Dès le mois de janvier, nous avons commencé à couper nos expositions directes à la Chine, notamment en sortant de Moncler, l’unique valeur de luxe que nous détenions. Nous avons également pris nos bénéfices sur certains titres que nous jugions sensibles. C’est le cas d’Elis, le leader européen de la location et de l’entretien d’articles textiles et d’hygiène, dont un quart du résultat d’exploitation est réalisé avec le secteur de l’hôtellerie et qui pourrait donc pâtir de la baisse des flux touristiques.

En parallèle, nous avons renforcé nos positions sur des business models locaux (plutôt que ceux exposés à la croissance mondiale) et sur les entreprises qui devraient être moins impactées par l’épidémie de coronavirus. C’est par exemple le cas d’HelloFresh, dont le modèle de livraison à domicile de kits de repas à base d’aliments frais devrait montrer une certaine résilience. Le groupe allemand table sur une croissance de son activité d’au moins 40 % cette année. Au final, notre portefeuille affiche aujourd’hui un profil plus défensif.

Rechercher un autre fonds

Autres fonds gérés par cette société