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UBAM - Global Convertible Bond

Funds Magazine - Octobre 2020 - Marianne Di Meo

Pour profiter de l’intérêt majeur des obligations convertibles, à savoir leur profil asymétrique à la hausse et à la baisse, et ainsi apporter une véritable valeur ajoutée dans les portefeuilles par rapport à des produits 100 % actions ou obligations.

Pourquoi investir dans ce fonds ?

La gestion du fonds UBAM - Global Convertible Bond a pour objectif principal d’offrir de la convexité aux investisseurs. «Notre but n’est pas de générer de l’alpha sur la composante obligataire des convertibles, dont l’intérêt est avant tout défensif, insiste Marc Basselier, responsable de l’équipe gestion convertibles de l’UBP et gérant principal du fonds. La qualité de crédit de l’émetteur est donc fondamentale afin d’avoir un bon plancher obligataire en cas de repli des marchés. C’est l’appréciation des actions sous-jacentes qui va générer de la performance dans le temps.»

L’UBP, qui a fait le choix de développer une franchise sur la gestion long only d’obligations convertibles dès 1999, se distingue par ses choix d’organisation de l’équipe dédiée à cette classe d’actifs. Cette dernière compte cinq gérants analystes, dont trois répartis par zone géographique : Marc Basselier pour le marché américain, Benjamin Schapiro pour l’Europe et Benjamin-François Barretaud pour l’Asie. «Cette répartition a deux avantages, justifie Marc Basselier. Elle permet d’avoir une grille de lecture plus efficace pour chaque marché, car les spécificités sont très différentes selon les régions, et elle permet également à chaque gérant d’avoir une vision globale de l’instrument (sa composante obligataire, sa partie action, et l’option).»


Le processus de gestion

La construction du portefeuille suit une approche bottom-up.

La première étape consiste à éliminer de l’univers d’investissement toutes les obligations convertibles dont la composante obligataire n’est pas suffisamment solide, pour des raisons de liquidité ou de crédit.

Dans un deuxième temps, l’équipe de gestion analyse l’obligation convertible à travers trois aspects. L’analyse crédit tout d’abord. La composante obligataire ayant pour but premier d’assurer une protection à la baisse, il s’agit de s’assurer – autant que possible – de la capacité de l’émetteur à rembourser la convertible lorsqu’elle arrivera à maturité. L’analyse de la partie action, de son côté, a pour objectif de déterminer les perspectives de progression du cours de Bourse du sous-jacent. «Etant donné que c’est la composante action qui va générer l’essentiel de la performance à terme, nous recherchons plutôt des sociétés de qualité en croissance», précise Marc Basselier. Le troisième et dernier volet de l’analyse porte sur les caractéristiques techniques de l’obligation convertible (telles que sa valorisation, les clauses attachées etc.).

Le fonds compte environ 110 positions, offrant une diversification attractive dans le gisement des convertibles. L’objectif de la gestion étant de construire un portefeuille convexe, l’exposition moyenne aux actions doit idéalement être comprise entre 40 et 60 %.

A noter : le risque de change est systématiquement couvert.


La société de gestion

UBP Asset Management (France) est la société de gestion du groupe Union Bancaire Privée (UBP) en France depuis 1998. Elle a une double vocation : elle est le centre de compétences du groupe pour la gestion des convertibles, et elle commercialise les différentes stratégies du groupe auprès des institutionnels français.

L’UBP figure parmi les plus grandes banques privées de Suisse et est l’une des banques les mieux capitalisées, avec un ratio Tier 1 de 27,5 % au 30 juin 2020. La banque est spécialisée dans la gestion d’actifs au service de clients privés et institutionnels. Basée à Genève et présente dans plus de vingt implantations à travers le monde, l’UBP emploie quelque 1 796 collaborateurs et dispose de 137,2 milliards de francs suisses d’actifs sous gestion au 30 juin 2020. 

Les convictions de l’équipe de gestion

Le fonds est géré par Marc Basselier. Il a rejoint UBP Asset Management (France) en décembre 2018 au titre de responsable de l’équipe gestion convertibles et gérant senior. Précédemment, il était responsable de la gestion en convertibles au sein d’AXA IM, en charge des stratégies européennes et globales, poste qu’il occupait depuis son arrivée dans la société en 2000. Auparavant, il était gérant pour la stratégie d’arbitrage de convertibles chez BFT. Marc Basselier est diplômé de l’Ecole centrale Paris (ECP) en mathématiques ; il est également titulaire d’un EMBA de l’université Paris-Dauphine, ainsi que du CFA.


Les obligations convertibles ont eu un très bon comportement depuis le début de l’année. Comment l’analysez-vous ?

Elles ont en effet enregistré une performance exceptionnelle par rapport aux autres classes d’actifs. A fin août, le fonds UBAM - Global Convertible Bond surperformait de 10 points le MSCI World (les progressions ressortant respectivement à 13 % et 3 %), avec une volatilité significativement moindre (14 % en annualisé pour le fonds, contre plus de 30 % pour l’indice). Le max. drawdown a quant à lui été inférieur de près de 50 % à celui des indices actions.

Plusieurs raisons à cela. Tout d’abord, la composante obligataire a bien joué son rôle de protection à la baisse. Ensuite, les obligations convertibles étant aujourd’hui majoritairement détenues par des gérants long only – et non plus par des hedge funds –, la classe d’actifs n’a pas subi de ventes massives («deleveraging» massif) comme cela avait été le cas lors de la crise de 2008. Enfin, la participation à la hausse a été très bonne grâce au biais de la classe d’actifs sur des secteurs et entreprises de croissance.

Comment expliquer ce biais ?

Les obligations convertibles constituent un instrument de financement intéressant pour les sociétés en croissance, car elles comprennent moins de covenants et servent des coupons traditionnellement moins élevés par rapport à la dette classique. La classe d’actifs permet donc de s’exposer de manière asymétrique à ces valeurs de croissance, souvent très volatiles, grâce à l’existence du plancher obligataire.

Les opportunités d’investissement sont de plus en plus nombreuses et diversifiées.  Au-delà du secteur de la technologie, qui, à fin août, représentait à lui seul 21 % du gisement global d’obligations convertibles, on commence également à voir arriver les premières émissions d’obligations convertibles vertes, qui ont permis de lever 4,4 milliards de dollars depuis le début de l’année. Et la crise sanitaire a joué un rôle d’accélérateur de la croissance pour un certain nombre de segments, parmi lesquels la télémédecine, le télétravail ou encore la livraison de paniers repas.

La classe d’actifs est donc très attrayante…

Nous estimons effectivement que les obligations convertibles ont plus que jamais une place de choix à prendre dans les portefeuilles, compte tenu, d’un côté, d’un environnement de taux durablement bas, qui appelle à la recherche de compléments aux rendements obligataires, et, de l’autre, de la forte dispersion des marchés et des risques de secousse induits par les niveaux de valorisation boursière élevés. Dans ce paradigme de marché, la dette convertible constitue un actif particulièrement attractif grâce à son profil de rendement/risque asymétrique.

En termes de zones géographiques, où identifiez-vous des opportunités d’investissement ?

Le marché américain affiche un biais croissance plus marqué que le marché des convertibles dans son ensemble, ce qui est dû au nombre élevé de valeurs technologiques ou de la santé. Les opportunités d’investissement y sont nombreuses, ce qui justifie une représentation importante de ce marché dans notre allocation. Néanmoins, nous demeurons particulièrement attentifs et maintenons une approche disciplinée en termes de prises de profits, un certain nombre de convertibles de la région affichant des sensibilités actions élevées et donc un profil plus risqué.En Europe, nous apprécions particulièrement la qualité de crédit du gisement et nous valorisons la présence de valeurs de croissance diversifiantes, dans le domaine de la consommation, par exemple. L’Asie, du fait de son développement économique, fournit de nombreuses opportunités dans des secteurs plus classiques (notamment dans l’immobilier). Le positionnement global du fonds nous permet donc de conserver notre biais croissance en étant exposés à des secteurs très différents.

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